Hanche

Changement de prothèse totale de hanche

Révision de prothèse totale de hanche à Vénissieux (Lyon) : descellement, infection, luxation. Révision unipolaire, bipolaire, en un temps ou deux temps.

Changement de prothèse totale de hanche

Anatomie

La hanche est l'articulation entre la tête du fémur et le cotyle du bassin. Dans une prothèse totale de hanche : une tige est implantée dans le fémur, une tête prothétique remplace la tête fémorale, une cupule est fixée dans le cotyle.

Lors d'une révision : un ou plusieurs composants peuvent être remplacés. L'os autour de la prothèse est parfois fragilisé et peut nécessiter une réparation.

Indications chirurgicales

Le changement de prothèse de hanche, aussi appelé révision de prothèse totale de hanche, consiste à remplacer tout ou partie d'une prothèse déjà en place. Cette intervention est plus complexe qu'une première pose. Elle est réalisée lorsque la prothèse ne fonctionne plus correctement ou entraîne des complications.

Les principales indications sont : descellement de la prothèse, usure des implants, luxations répétées, infection, fracture autour de la prothèse, douleurs persistantes avec cause identifiée.

Les objectifs sont : supprimer la douleur, restaurer la fonction, stabiliser l'articulation. Chaque situation est différente. La stratégie dépend de la cause de l'échec et de l'état osseux.

Préparation avant la chirurgie

Le bilan est plus complet que pour une première prothèse. Une planification précise est essentielle.

L'intervention est le plus souvent programmée mais elle peut aussi avoir lieu en urgence dans le cadre des fractures péri-prothétiques.

Déroulement de l'intervention

La chirurgie consiste à retirer les implants en place puis à les remplacer.

Durée

2 à 3 heures

Résultats

Les résultats permettent le plus souvent : une amélioration de la douleur, une meilleure stabilité, une récupération fonctionnelle satisfaisante. Ils sont toutefois plus variables que pour une première prothèse.

Ils dépendent de : la cause de la révision, la qualité osseuse, la complexité du geste.

  • L'appui dépend de la stabilité obtenue et du geste réalisé. Il peut être immédiat ou protégé pendant plusieurs semaines.
  • La récupération est plus lente que pour une première PTH. La rééducation est essentielle et dure sur plusieurs mois. La récupération complète est attendue vers un an post-opératoire.

Complications

Le risque de complication est plus élevé que pour une première chirurgie. Complications possibles : infections, luxations, fractures, hématomes, phlébites, inégalité de longueur.

Un suivi régulier est indispensable après ce type d'intervention.

Révision unipolaire et bipolaire

La stratégie dépend des composants concernés.

Révision Unipolaire : un seul élément de la prothèse est changé, soit la tige fémorale, soit la cupule cotyloïdienne. Indications fréquentes : descellement isolé, usure localisée, problème mécanique ciblé. Avantages : chirurgie moins lourde, conservation d'une partie de la prothèse, récupération souvent plus rapide.

Révision Bipolaire : les deux composants sont remplacés, tige fémorale et cupule. Indications : usure globale, instabilité complexe, infection, perte osseuse importante. Objectifs : repartir sur une reconstruction complète, restaurer la stabilité, corriger les défauts d'implantation. C'est une chirurgie plus longue et plus technique.

Révision en un temps ou en deux temps pour infection

En cas d'infection de prothèse de hanche, la stratégie dépend du germe, de l'état du patient et de la qualité des tissus.

Révision en un temps : la prothèse est retirée puis remplacée dans le même temps opératoire. Conditions : germe identifié, tissus de bonne qualité, patient stable. Avantages : une seule intervention, récupération plus rapide, durée d'hospitalisation réduite.

Révision en deux temps : la prothèse est retirée lors d'une première chirurgie. Un espaceur avec antibiotique est mis en place. Une nouvelle prothèse sera implantée secondairement après traitement de l'infection. Indications : infection chronique, échec de changement en « un temps », germe résistant ou inconnu, tissus fragiles. Inconvénients : deux interventions, récupération plus longue, période intermédiaire avec mobilité limitée.