Hanche

Prothèse totale de hanche (PTH)

Chirurgie de la prothèse totale de hanche à Vénissieux (Lyon). Voie antérieure et postérieure, récupération rapide et résultats durables.

Prothèse totale de hanche (PTH)

Anatomie

La hanche est une articulation dite sphéroïde, formée par l'emboîtement de la tête du fémur dans le cotyle, cavité située dans le bassin. Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage ce qui permet un glissement fluide et indolore. Autour de l'articulation se trouvent une capsule, des ligaments et des muscles puissants, en particulier les muscles fessiers qui assurent la stabilité et le bon fonctionnement de la hanche.

Lorsque le cartilage s'use ou disparaît, les surfaces osseuses frottent l'une contre l'autre, entraînant douleur, raideur et limitation fonctionnelle. La prothèse totale de hanche remplace alors les surfaces articulaires abîmées par des implants destinés à recréer une articulation fonctionnelle.

Indications chirurgicales

La prothèse totale de hanche aussi appelée PTH est une intervention chirurgicale qui consiste à remplacer l'articulation de la hanche lorsqu'elle est usée, douloureuse ou détruite. C'est une chirurgie fréquente en orthopédie, qui permet dans la grande majorité des cas de soulager la douleur, d'améliorer la mobilité et de retrouver une meilleure qualité de vie. Elle est proposée en cas d'arthrose évoluée mais peut également être indiquée dans d'autres pathologies de la hanche.

La prothèse totale de hanche est principalement indiquée dans les pathologies suivantes : coxarthrose en échec de traitement médical, nécrose de la tête fémorale, fracture du col du fémur.

L'objectif est double : soulager durablement la douleur et restaurer la fonction. La décision opératoire repose avant tout sur la gêne réelle du patient dans la vie quotidienne, l'intensité des douleurs, la limitation de la marche, la difficulté à mettre ses chaussures ou ses chaussettes et l'impact sur la qualité de vie.

Préparation avant la chirurgie

Avant l'intervention, une consultation spécialisée permet d'analyser les symptômes, l'état clinique et les examens d'imagerie, notamment les radiographies du bassin et de la hanche. Cela permet de confirmer l'indication, d'étudier l'anatomie et de planifier la taille et la position des implants.

Le patient reçoit ensuite des consignes concernant le jeûne, la préparation cutanée, les traitements à adapter et l'organisation du retour à domicile. La préparation de l'environnement est importante, avec l'aide d'un kinésithérapeute, d'un proche ou d'un service d'assistance selon le niveau d'autonomie attendu après l'opération.

Déroulement de l'intervention

La prothèse totale de hanche consiste à remplacer la tête fémorale par une tige et une tête prothétique, et le cotyle par une cupule implantée dans le bassin. Les implants peuvent être fixés avec ou sans ciment selon l'âge, la qualité osseuse et les habitudes du chirurgien.

Durée

1 à 2 heures

Anesthésie

Anesthésie générale ou loco-régionale

Résultats

La prothèse totale de hanche donne d'excellents résultats sur la douleur et la fonction. Elle a été élue « intervention du siècle » par la revue du Lancet ! La plupart des patients retrouvent une marche plus fluide, une meilleure autonomie et une nette amélioration de leur qualité de vie. C'est l'une des interventions les plus fiables de la chirurgie orthopédique lorsque l'indication est bien posée et le suivi bien conduit.

  • Après une prothèse totale de hanche, l'appui est autorisé immédiatement avec l'aide de cannes. La reprise de la marche commence dès le lendemain de l'intervention et se fait progressivement selon la douleur.
  • La récupération après une prothèse totale de hanche est progressive. La marche s'améliore en quelques semaines, mais la récupération complète demande entre 6 mois et un an. La disparition des douleurs arthrosiques est souvent rapide, tandis que la récupération musculaire, la souplesse et la confiance s'installent progressivement sur plusieurs semaines à plusieurs mois.
  • L'arrêt de travail dépend de l'activité professionnelle. Pour un travail sédentaire, il est souvent de plusieurs semaines. Pour un métier physique, avec station debout prolongée, marche importante ou port de charges, l'arrêt est de 3 mois.
  • La conduite peut être reprise lorsque le patient marche de manière sûre, a récupéré un bon contrôle du membre inférieur et n'a plus besoin de traitements antalgiques incompatibles avec la conduite. En pratique, cela nécessite souvent plusieurs semaines.

Complications

Malgré ses bon résultats, la prothèse totale de hanche comporte des risques. Les principales complications sont : les infections nécessitant une réopération, les hématomes, les phlébites ou embolies pulmonaires, les luxations, les inégalités de longueur des membres inférieurs, la raideur, les douleurs persistantes.

A distance peuvent survenir une fracture périprothétique, un descellement ou une usure des implants.

Focus sur la voie antérieure

La pose d'une prothèse totale de hanche peut être réalisée par différentes voies d'abord, c'est-à-dire différents chemins pour accéder à l'articulation. Les deux plus connues sont la voie antérieure et la voie postérieure.

La voie antérieure passe par l'avant de la hanche. Elle utilise un intervalle entre les muscles plutôt qu'une incision musculaire. Elle est souvent mise en avant pour permettre une récupération fonctionnelle rapide, avec une marche précoce et moins de précautions post-opératoires. Elle demande toutefois une technique rigoureuse, une bonne maîtrise chirurgicale et n'est pas forcément adaptée à toutes les morphologies ni à toutes les situations complexes. Après une prothèse utilisant cette voie d'abord, aucun mouvements n'est interdit.

Focus sur la voie postérieure

La voie postérieure passe par l'arrière de la hanche. C'est une voie largement utilisée dans le monde, très connue, fiable et reproductible. Elle offre une excellente exposition de l'articulation et reste particulièrement utile dans de nombreuses situations, y compris certaines anatomies difficiles ou chirurgies complexes. Elle nécessite classiquement une attention particulière au risque de luxation post-opératoire, même si ce risque est aujourd'hui bien maîtrisé lorsque la technique est précise et les tissus soigneusement réparés.

En pratique, il n'existe pas une voie idéale pour tous les patients. Le plus important reste souvent l'expérience du chirurgien avec la technique qu'il maîtrise, ainsi que l'adaptation de la voie d'abord au patient, à son anatomie et à la pathologie traitée. Le Dr Pangaud pratique ces deux voies d'abord et décide pour chaque patient de la meilleure à lui proposer selon son anatomie.